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04/04/2020 à 11:15 en réponse à : FAQ #2 : Comment expliquer la double personnalité de ma soeur ? #8444
Bonjour Ikigo,
c’est exactement ce que je voulais dire: comment dépasser le simple conflit?
Vous aurais-je influencée? 😉
Je me souviens d’un livre que j’avais lu avec un chapitre en lien avec le conflit. Il disait que le conflit venait du fait de ne pas trouver de solution. Qu’un conflit se résout à partir du moment où une solution commune émerge basées sur des besoins. Mais que ça demande du temps et des efforts pour trouver cette solution qui n’est pas toujours simple. L’auteure faisait la comparaison avec 2 cuisinières et un citron. Si toutes veulent un citron mais qu’il n’y en a qu’un dans la cuisine, ça ne fonctionne pas et les recettes seront ratées en partageant le citron. Par contre, si l’une prend le zeste et l’autre le jus, une solution émerge. Je crois qu’il faut de la créativité. Savoir ce dont on a besoin dans la relation en premier lieu pour faire respecter ce besoin. Parfois il y a un besoin apparent qui cache le besoin réel. Par exemple je voulais qu’il ne m’opprime plus alors qu’en fait j’ai besoin d’espace pour m’exprimer, parce que moi-même je n’ose pas. C’est ma propre faille sur laquelle il peut appuyer. ça parle aussi de nos propres limites. Je crois en tous cas. Sans cette limite que j’ai en moi il ne pourrait pas m’atteindre comme ça. Donc c’est à moi de travailler dessus pour que la prochaine fois qu’on se rencontre il ne puisse plus m’atteindre autant. C’est à moi de me renforcer pour qu’il ne puisse plus me battre à chaque fois, mais il est nécessaire pendant cette période de le voir aussi rarement que possible.
Vos remarques m’ont fait réfléchir: frères et soeurs nous partageons une bonne partie de notre vie jusqu’à ce que le premier ou la première s’en aille. Même rompue, la relation reste, parce que c’est un long moment de vie. Tant qu’un des parents est encore vivant, il y aura un moment où on devra se retrouver, au moins à l’enterrement, si ce n’est par le truchement du reste de la famille parlant de l’un ou de l’autre. Voilà pourquoi je disais améliorer la relation, et non rompre définitivement, parce que même de loin, la relation, dans mon cas, ne peut cesser tout à fait en l’état actuel des choses, et ça ne dépend pas entièrement de moi.
Au cas où ça vous inspire
Le livre que j’ai lu s’appelle Le Tao de la femme, de Diane Dreher, trouvé dans une boutique de musée. Je pensais à un livre comme tant d’autres, et je le trouve bien fait, avec de vrais questionnements, et des éléments de réponses que je n’avais pas vus ailleurs. Fait par une femme pour les femmes 🙂 <3 Déjà en soi ça fait du bien de temps en temps.
J’avais vu avant bien des solutions proposées pour résoudre les conflits, notamment la communication non violente, mais ça ne m’avait pas parlé: en quoi le fait de dire de façon non violente que je veux le même citron que l’autre permet-il de résoudre le problème? Même si l’autre l’exprime aussi de façon non violente, il finira quand même par y avoir un conflit au final. Surtout si c’est quelque chose de plus important qu’un simple citron. Ici, ça m’a fait prendre conscience qu’il y a une autre façon de voir les choses, et ça m’incite à mieux me connaitre, trouver mes vrais besoins, pour que peut-être une solution commune acceptable émerge. ça a profondément changé ma vision du conflit. D’où le lien avec l’astrologie, la synastrie: c’est comme ça que je le vois en tous cas, comme un moyen de mieux se connaitre, notamment identifier ses faiblesses pour les renforcer si c’est nécessaire. Sur une carte de synastrie, j’essaie de voir quels endroits sont conflictuels pour savoir sur quoi je dois me concentrer pour échapper au conflit ou à l’abus. Un peu comme l’aïkido. Le but n’est pas de vaincre l’adversaire mais d’éviter le drame. En sachant que la meilleure solution est la fuite, mais que parfois il faut affronter l’adversaire, et trouver une solution qui fera le moins de dégâts possibles. C’est ce que ça m’inspire.
Merci pour vos messages, ils m’auront rappelé cet enseignement. Je m’aperçois que j’ai écrit ce message en partie pour moi, je ne sais pas s’il vous donnera des pistes.
Bonne journée à vous
02/04/2020 à 16:59 en réponse à : FAQ #2 : Comment expliquer la double personnalité de ma soeur ? #8428Bonjour Ikigo,
Je ne pense pas qu’on se soit bien comprises. En l’occurrence il ne s’agit pas tant de chercher à me rapprocher de mon frère, que justement de m’en éloigner et de trouver une solution pour moi le vivre au mieux, c’est-à-dire: qu’est-ce que cette relation a à m’apprendre? Aussi désagréable et éprouvante soit-elle, elle m’a fait apprendre quelque chose que je n’aurais sans doute pu apprendre seule. En l’occurrence, et pour moi, d’apprendre à m’affirmer par exemple, et de gérer les personnes qui veulent avoir raison sur moi. Parce qu’il y en a d’autres dans le monde et que mon frère n’est pas le seul dans ce cas. Ce n’est pas vraiment une tentative de rapprochement ni de conciliation. Je ne comprends pas très bien ce qui a pu vous faire comprendre ça.
Je n’ai jamais fait de synastrie avec mon frère. Je ne cherche pas à être confirmée pour savoir ou non si c’est justifié, si c’est le mieux que je doive faire maintenant ou non. Si j’utilisais une synastrie, ce serait pour savoir ce qui cloche dans la relation, comprendre ce qui peut être amélioré (y compris par la séparation si nécessaire) et ce que je peux apprendre de la relation.
Je constate juste qu’on a des points de vue antagonistes sur certains points, et qu’on est tous les deux persuadés d’avoir raison. En cela au moins je peux être honnête avec lui, et comprendre qu’il croit tout autant être dans le juste quand il veut me changer que moi quand je veux rester qui je suis.
Je ne sais pas si ça change votre point de vue.
Après, il y a des composantes qui ne sont pas toujours dans les thèmes astro, comme par exemple la façon dont vous avez été élevées ensemble. Parfois les parents font le lit des conflits fraternels ou sororels.
Ce confinement permet au moins de prendre des distances et de faire le point sur les relations qui comptent et celles qui ne comptent pas. En tous cas c’est comme ça que je le vis.
Bon courage dans tous les cas
merci 🙂
Bonjour,
2 questions:
– c’est quoi un aspect “saillant”? exact, je comprends, ça doit être un nombre de degrés, saillant… ??? je dirais bien qu’un carré est saillant, mais c’est plutôt de la géométrie.
– j’ai lu plein de choses contradictoires sur Chiron en synastrie, comment vous l’interprétez? si je simplifie beaucoup (je progresse à petits pas), et au risque d’être simpliste, j’ai retenu qu’une conjonction chiron- planète sa traduit par a) la guérison de l’autre (lequel, je n’ai pas bien compris, si c’était le porteur de chiron ou de la planète conjointe) ou b) par l’amplification de sa douleur, type on appuie où ça fait mal, car Chiron ne guérit jamais mais meurt de sa blessure. Un peu contradictoire donc. Quel est votre avis ou expérience?
31/03/2020 à 12:59 en réponse à : FAQ #2 : Comment expliquer la double personnalité de ma soeur ? #8405Bonjour,
Comme j’avais publié une réponse il y a longtemps, je reçois les alertes.
C’est un travail qui préoccupe j’imagine bon nombre de frères et soeurs, chacun étant persuadé d’avoir raison et de devoir convertir l’autre à son point de vue. Je ne connais pas la réponse à la question, et les relations avec mon frère… se sont apaisées depuis que j’ai pris mes distances et que j’ai accepté que le lien se distende. En psychologie ils parlent de capacité à s’affirmer je crois? Je ne sais pas si c’est le problème de tous les frères et soeurs, et je ne sais pas la durée de cette solution. Je ne sais pas si ça se voit sur un thème astral. Je ne suis pas assez calée là-dessus.
La notion de flèche empoisonnée et d’ “appuyer là où ça fait mal” me fait penser à Chiron (j’ai lu tout et son contraire à ce propos) et peut-être Pluton, la Lune noire,… Peut-être que regarder la position de ces astres en synastrie donnerait des pistes? Dans le sens de trouver ce qui nous dérange vraiment chez l’autre et ce qu’on doit développer pour que la relation s’améliore.
J’ouvre la question
20/01/2020 à 07:58 en réponse à : FAQ #2 : Comment expliquer la double personnalité de ma soeur ? #7566Bonjour,
Ce n’est pas exactement le même témoignage, mais peut-être est-ce en lien avec la question initiale.
Mon frère est gémeaux, et a toujours présenté une double personnalité dans la famille (moi et mes parents, donc ce n’est pas seulement la fratrie). Au point que je croyais que tous les gémeaux étaient comme ça. Après, comme il était a priori le seul à avoir un ascendant opposé à son signe solaire, je me suis demandée si ça pouvait venir de là. Est-ce que ça peut avoir cet effet chez certaines personnes?
Chez lui ce n’est pas défaut et qualité qui alternent, mais deux extrêmes, soit tout blanc, soit tout noir, mais pas de juste milieu, jamais de gris ou presque. Des opinions très tranchées par exemple, qui changent brusquement.
Cela illustre en partie ce que vous répondez je pense? Ici il y a bien l’aspect Gémeaux qui est bien présent.
Ce que vous décrivez pour la lune, vénus, mars, le soleil: ces tensions s’observent dans le thème de celle qui montre les 2 visages, ou de celle qui les perçoit?
Mars, saturne et pluton en maison IV, maison IV du même signe que le signe solaire (et l’ascendant? heure de naissance douteuse) de ma mère, avec un bon gros carré: ma mère figure d’autorité dans la famille, avec des conflits récurrents avec moi.
maison X vide poisson: mon père pas très présent à mon désarroi, scorpion bien aquatique, branché sur l’inconscient.
Je dirais que ça colle en grande partie pour moi. L’inverse serait plus compliqué à justifier. En étudiant les rôles des planètes peut-être (mars/soleil et lune/vénus), mais ça dépasse mes compétences.
Liz Greene évoquait cette question dans un livre. Je ne suis plus très sûre, je crois qu’elle disait que dans la pratique elle restait souvent sur IV mère/X père sauf exception quand des signes indiquait un échange ou une confusion des rôles. Elle ne trouvait pas que l’échange homme IV/X – femme X/IV était justifié dans la majorité des cas. A la lecture ça me semblait cohérent, mais ma mémoire peut me tromper.
Bonjour,
L’eau est sensible chez vous à travers vos écrits 🙂
Ce sujet me passionne parce que les rêves d’eau ont peuplé mon enfance.
Dans mon thème, j’ai une dominante d’eau et d’air (un site qui proposait un calcul avec un poids différent selon les planètes donnait 40% air 40% eau 20%feu et 0% terre – je ne sais pas quelle est la validité d’un tel calcul). Bizarrement, je gère plutôt mieux le réel que le vide de terre ne le laisserait supposer. J’aime l’aspect concret et pragmatique. Mais le feu me manque en permanence. Des chevronnés d’astrologie pourraient peut-être me l’expliquer, mais à mon niveau je ne comprends pas.
Je ne me rappelle pas de rêves sur l’air.
Les rêves de terre sont très rares et ne m’ont pas marquée en terme d’élément: un rêve, dans une caverne, de naissance (ma tête pivotait à 90° comme les bébés à la sortie du ventre), à un moment où je devais re-naitre. Un autre dans un labyrinthe souterrain, quand je cheminais à la recherche de réponses dans les méandres de mon inconscient. Mais l’élément terre était paradoxalement moins présent, moins anxiogène que les autres rêves d’éléments.
J’ai rêvé ponctuellement d’incendies qui ravagent tout. Des rêves éprouvant émotionnellement, avec l’impression d’être ravagée de l’intérieur par une émotion brulante. Ce sont des rêves plutôt rares. Il y a l’aspect de détruire tout pour reconstruire, un rêve de phénix m’avait clairement donné la signification, mais souvent je ne vois que la destruction en rêve, et la désolation que ça accompagne.
Beaucoup plus fréquents, la mer qui menace de me noyer avec ma famille, jusque vers mes 18 ans, sans lien avec ce que je vivais en apparence, à des moments où c’étaient plutôt calme. La peur au réveil, très prégnante. Le lien aussi entre la mer et la mère, l’inconscient, la famille, la maison IV, le cancer. A l’époque je ne comprenais pas ces rêves, maintenant je crois que c’est l’inconscient qui poussait ce que je ne voulais pas voir, justement dans les moments où j’étais plus détendue.
Ensuite, l’eau douce est venue, plus terrestre, qui coule et déborde quand il y a une émotion que je ne veux pas affronter.
Les rêves d’eau se sont “taris” à mesure que j’en ai eu moins peur je crois, et que j’ai mieux accepté l’infini de mon inconscient, le fait de m’y perdre et que je ne maitrisais pas tout. Quand j’ai été plus sensible à ce qu’il avait à me dire, et à agir de manière parfois irrationnelle (conflit avec l’air et carré air-eau qui a fait que j’ai voulu tout rationnaliser pendant longtemps? l’eau a pu s’en rebeller à travers les rêves et s’exprimer de cette façon, me rappeler cette partie que je négligeais, de l’urgence de trouver un exutoire). Aussi je crois que les rêves ont cessé quand j’ai plus accepté de ressentir mes émotions avant qu’elles me submergent, et de me connecter consciemment à l’inconscient des autres (je peux ressentir ce que ressentent certaines personnes avec lesquelles je suis en lien), qui parfois m’envahissait sans que j’en ai conscience. Le fait d’en être plus consciente, de l’accepter a sans doute aplani une partie du conflit que je vivais, et a fait que les rêves n’ont plus eu “besoin” de me rappeler mon émotivité.
Pour les incendies, ce sont des rêves trop rares pour que j’aie pu faire un vrai travail dessus. Ils ont apporté leur part de mort et de renaissance à un moment où je suppose que j’en avais besoin.
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