Oups, je n’ai pas les réponses vraies, j’essaie de partager une expérience : ma vie. Vrai que j’essaie de donner du sens « au – delà », j’ai la Lune en Sagittaire. Nous n’aurons jamais de réponses définitives, il me semble que cela fait partie de notre condition humaine.
Aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs ou changer de lieu en espérant que le changement suivra, je pense que nous le faisons ou l’avons tous fait un jour ou l’autre, car nous ne sommes que des chercheurs, nous cherchons comme nous pouvons. C’est ce que je crois, c’est ce que j’observe. Il n’y a pas de honte à avoir, nous expérimentons la condition humaine, nous vivons.
Ce dont nous sommes en train de parler n’est pas une découverte sur le fonctionnement psychique humain. Ces fonctionnements sont très clairement explicites dans les mythes qui, lus sous cet angle, sont une aide majeure. L’alchimie, lue comme l’a lu Jung l’est tout autant. Ainsi ce travail intérieur qui nous anime (animer, anima, âme en mouvement) a quelque chose à voir avec ce que Jung appelle archétypes et les anciens appelaient Dieux et Déesses. James Hillman en parle encore mieux. Quel est notre mythe personnel ? En quelque sorte quelle est notre mission à laquelle l’âme ne veut pas que nous nous dérobions ?
Il existe un texte antique égyptien qui raconte le dialogue d’un homme avec son âme. Le dialogue de l’homme désespéré avec son bâ. L’homme veut mourir mais l’âme ne veut pas. C’est vraiment ce qui m’a permis de comprendre le dialogue possible entre le conscient et l’inconscient, la personnification possible des fonctions de l’âme (et autres sous personnalités). La possible volonté discordante entre le conscient, (le moi) et le Soi qui lui VEUT que nous mettions en œuvre l’âme. Ce vouloir n’est pas une volonté intellectuelle mais une pulsion, une volonté naturelle de réaliser ce pour quoi nous sommes fait, un gland aspire à devenir un chêne (et pas un bouleau, même si la société le voudrait)
C’est là que l’on rejoint ce que dit Christophe sur le fait de devoir parvenir à rayonner ce pour quoi nous sommes incarnés.
Dans les mythes, l’alchimie et les écrits de Jung il semble clair que nous devions d’abord affronter l’Ombre, la nigredo, pour arriver à l’albedo la phase au blanc, enfin la rubedio, la phase rouge qui a vraiment quelque chose à voir avec Anima Animus. J’ai pu observer mon propre chemin sous cet angle avec ces phases, très visibles dans les rêves et le « vécu » car tout cela est tissé ensemble. Il ne suffit pas de le penser, mais de le vivre dans sa chair, avec toutes les émotions, les joies et les souffrances qui vont avec (James Hillman).
La confrontation avec Anima Animus est décrite par Marie Louise von Franz et Jung comme « une toute autre histoire », plus complexe que la confrontation à l’Ombre. Mais les 2 se chevauchent alors c’est compliqué à démêler. En quelque sorte ils se contaminent. Les 2 ont des racines dans l’inconscient collectif, ce n’est pas une mince affaire pour un individu de se trouver confronté à l’l’inconscient collectif. En quelque sorte, je parle en tant que femme, un moment nous découvrons que nous portons en nous non seulement l’Ombre et l’Animus de notre propre histoire mais aussi celle du Monde, avec tout ce que les femmes ont subies depuis 6000 ans.
Il me semble facile, pour moi, de cerner Anima, assez proche de ma conscience, aussi je la vois dans l’homme, je vois comment il traite son Anima alors que je dois faire un effort pour voir comment il « me » traite ! Ça c’est une énigme pour moi ! Pourquoi je vois le dedans et pas le dehors ! Peut-être parce que je suis embrouillée par mon Animus qui se glisse entre mon ressenti de femme (mon amina) et ma conscience, qu’il embrouille mon jugement (et ça c’est bien Animus). Animus perverti embrouille, mène en bateau, nous fait prendre des vessies pour des lanternes, nous croyons être sûres de nous à porter un jugement sur les choses et les gens. Enfin « je » en tous cas. J’ai dû, je dois apprendre à me fier à mes ressentis profonds et seul un Animus positif, aimant, peut m’y donner accès.
Rencontrer cet Animus positif est une quête d’amour. Pour moi, ce travail ne se fait pas que par des séances chez un psy, en lisant des livres ou en méditation, il se fait d’abord par le vécu, dans l’expérience, dans la confrontation à la fois en soi et à l’autre : dans la vie. L’astrologie est ici une boussole, une carte du trésor.
Oui la personna est la sous personnalité qui me permet de vivre en société, le masque que je porte devant les autres, ma fonction pro par exemple. C’est la plus facile à identifier.
Je vois l’Ombre comme l’inconscient selon Freud, un compost. Le compost c’est « la merde ». Bien reposé, aéré, arrosé avec attention (amour ?) il donne le meilleur des terreaux, nous devons donc nous en occuper si l’on ne veut pas qu’il nous explose à la figure (dépression ? névrose ? Psychose ?)
Anima Animus sont quelque chose comme des fonctions mâles et femelles qui nous nous composent intérieurement et qui se dévorent ou s’épousent. Mais là n’est pas la finalité de l’histoire, leur union donne un fruit : ce pourquoi nous sommes incarnés.
Bon j’arrête là sinon je vais vous écrire un roman 😉 Ce n’est pas que ça me passionne c’est que ça donne un sens à ma vie….. Ravie de tous ces échanges.
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