Bonjour Ikigo,
en fait ce matin je me suis réveillée en réalisant le lien entre mon intervention dans le fil de la Via negativa et votre rapport à votre sœur et force est de constater qu’on arrive à prodiguer des conseils pour les autres alors qu’on reste aveuglé sur soi-même et ses problèmes…:) En fait dans les deux cas, nous parlions de quelque chose d’extérieur à nous-même que nous refusons, rejetons. Alors que pour vous, j’avais une réponse assez claire et nette, je n’ai aucune réponse claire en ce qui me concerne ! 🙂 et c’est surtout la mise en pratique qui est difficile… Alors j’ai essayé de me mettre à votre place avec mon problème et alors, je bute toujours sur le même problème : quelle est la part qu’il faut travailler en nous? quelle est la part qu’il faut clairement refuser du monde à l’extérieur que nous voulons changer ? Est-ce qu’on peut agir sur le monde extérieur et refuser de toutes nos forces certaines choses pour pouvoir agir sur elles et finalement les changer? Il faut peut être faire la distinction entre les choses projetées et les choses qui sont et que nous devons subir…. Il y a aussi différentes façon de lutter, ouvertement (militer), parler haut et fort, négativement refuser – s’exiler – s’enfermer en ermite – se taire…
Je pense qu’aussi, en cherchant le bonheur, à être heureuse dans le monde que nous souhaitons, le nôtre, nous devenons alors un exemple positif que le monde doit alors forcément accepter : c’est la nouvelle via Negativa mais positive et féconde… Car si vous refusez quelque chose du monde extérieur et que vous n’êtes pas capable de proposer quelque chose de positif, c’est là que ça coince…
Oui on pourrait créer un nouveau sujet sur la Via negativa, je suis partante:) J’ai l’impression qu’elle peut être comprise et abordée de multiples façons. Est-ce que vous voulez le créer ou que je le fasse? comme vous voulez:)