Bonjour à tous,
Tout d’abord, merci beaucoup Lyria, pour votre partage très détaillé sur l’attente, et le rapport au temps qui est très différent. Dans ma vie, j’ai été également confrontée à cette attente, le fait d’attendre l’autre, les proches, la famille (dernier degré du Lion à 29° as Capricorne). Vous avez eu le courage de poster vos vidéos et de vous exprimer sur l’espace des réseaux sociaux numériques, et je vous dis bravo, car cela demande de jongler entre le respect de son identité numérique (mais cela, je pense que vous savez le faire). Je vous souhaite que votre retour se passe le mieux possible pour vous.
Votre questionnement, Sido, m’interpelle effectivement. Qu’est-ce qui a pu changer? Peut-être une perception différente du temps qui s’écoule? Peut-être un ralentissement dans la perception du temps, alors que, comme vous le dites, vous faites plus d’activités qu’en temps ordinaire? Peut-être un ralentissement dans la perception de ces activités? Peut-être une concentration moins intense dans l’activité qui a tendance à durer ( à moins que je me trompe complètement, j’ai tendance à penser que lorsqu’on se concentre dans une activité, le temps passe plus vite)?
Par rapport au sommeil, oui, il y a une forme de subjectivité, dans la mesure où il s’incarne dans votre corps, pour le repos circadien. Peut-être les activités que vous effectuez entraînent-elles une forme de fatigue dite “saine” (cette fatigue permet le repos du corps au moyen du sommeil, d’où une intensité du sommeil).
Personnellement, je ressens (mais cela ne date pas du confinement, de bien avant), une forme de mélancolie profonde qui m’amène à réfléchir beaucoup sur ma perception du travail et le rapport aux autres. Je me lève vers 7h et je me couche vers 23h, mon planning est organisé, mais il est sujet à de nombreux chamboulements. D’un côté, j’apprécie le devoir qui me pousse à me dépasser, à faire ce que j’ai à faire, à être utile aux autres, de l’autre côté, je vis un sentiment d’inutilité, d’être moins performante que les autres, de ne pas trouver ma place dans le collectif de travail, alors que je me plonge dans le travail à fond. Je me demande souvent qu’est-ce que je peux apporter aux autres et à ce monde. D’où une réaction de mélancolie, une forme de résignation et une avancée lente dans le travail. Mais c’est ainsi, tôt ou tard, je trouverai bien des solutions.
Et merci ensuite à vous, Christophe, pour le soin que vous portez à l’animation dans le forum, vous le faites vivre avec toute votre sagesse et votre âme, votre bienveillance profonde! 🙂
Au plaisir de vous lire. 🙂