Bonjour Christophe, Bonjour Akhenata !
J’ai beaucoup exploré votre site, Christophe, et j’étais un peu déçu jusque là qu’il n’y est pas d’article sur le Tarot, quelle bonne nouvelle si cela arrive !
J’ai lu les deux ouvrages conseillés, sur Liz Green et sur Jodorowky. Puis quantité d’autres livres dessus, dont Eric Jackson Perrin, qui est toujours très pédagogue même si l’ouvrage apporte beaucoup de significations (le Graal dans l’apprentissage des cartes) mais manque de précision car il n’est pas vraiment de répertorier toutes les informations car chaque tirage est singulier à la personne qui en fait la demande et les cartes en association entres elles donnent d’autres informations.
De tous les ouvrages que j’ai lu avec attention, il n’y en a aucun qui m’a véritablement convaincu, comme à su le faire ceux en astrologie. Il n’y a pas de Dane Rudhyar du Tarot à mon sens. J’ai donc orienté mon apprentissage vers l’esthétique, la symbolique, et donc vers La Bible et l’Alchimie (particulièrement Jung : Alchimie et Psychologie et les ouvrages référant à l’Alchimie). Le jeu étant réalisé dans un contexte de tradition Judéo-Chrétienne et Alchimique, j’ai recherché les bases de sa construction, puis à l’ouvrir vers la métaphysique, pour ce qui est de ma pratique.
Une petite précision, il existe deux traditions, une anglo-saxonne nommée Rider Waite ( XIXème siècle, redécouverte de l’Egypte antique et regain d’intérêt pour l’ésotérisme) et une française de Marseille (XIVème siècle Italie, Renaissance). La différence est l’inversion de deux cartes en arcanes majeurs (Justice et la Force pour qu’elles correspondent aux signes astrologique) et l’illustration des 56 cartes mineures par des scènes de vie quotidienne. L’inconvénient est que l’on ne peut interpréter qu’un aspect d’une carte étant guidée par l’illustration, alors que pour le Marseille, les cartes sont illustrées de manière plus abstraite permettant une interprétation plus libre et donc plus riche.
Il existe énormément de jeux, trouvez celui qui nous correspond prend des années de pratiques et change avec le temps. Je suis très pointilleuse en ce domaine et j’ai très peu de jeux. Celui de Liz Green qui est très pédagogique et qui fait un lien avec les mythes Grecs puis un Marseille très connu, la version de Grimaud, et enfin, un jeu de tradition Marseille mais Italien ayant une affinité particulière avec l’esthétique et le pays lui même. Trop de jeux n’a pour moi pas d’intérêt, je met énormément de temps à me faire à chaque jeu à les utiliser au quotidien et chaque jeu doit avoir une utilité précise.
Le Marseille peut faire peur, car l’esthétique médiévale peut être effrayant pour qui n’en est pas habitué, il est cependant très riche de symboles transgénérationnels qui me le font dire plus pertinent que les jeux contemporain. Les deux traditions se complètent toutefois, ce qui rend la connaissances des cartes toujours plus riche et les tirages plus précis quant à certains domaines.
Toutefois, Akhenata, de la manière dont vous parler de votre jeu et qui plus est si vous en avez rencontré l’auteur, c’est bel et bien le jeu qu’il vous faut et le Marseille n’est pas une obligation. Il est le plus connu mais l’important est d’avoir un jeu qui correspondent à soi.
Bien à vous
Vers l'infinis et l'au-delà !