Bonjour,
L’eau est sensible chez vous à travers vos écrits 🙂
Ce sujet me passionne parce que les rêves d’eau ont peuplé mon enfance.
Dans mon thème, j’ai une dominante d’eau et d’air (un site qui proposait un calcul avec un poids différent selon les planètes donnait 40% air 40% eau 20%feu et 0% terre – je ne sais pas quelle est la validité d’un tel calcul). Bizarrement, je gère plutôt mieux le réel que le vide de terre ne le laisserait supposer. J’aime l’aspect concret et pragmatique. Mais le feu me manque en permanence. Des chevronnés d’astrologie pourraient peut-être me l’expliquer, mais à mon niveau je ne comprends pas.
Je ne me rappelle pas de rêves sur l’air.
Les rêves de terre sont très rares et ne m’ont pas marquée en terme d’élément: un rêve, dans une caverne, de naissance (ma tête pivotait à 90° comme les bébés à la sortie du ventre), à un moment où je devais re-naitre. Un autre dans un labyrinthe souterrain, quand je cheminais à la recherche de réponses dans les méandres de mon inconscient. Mais l’élément terre était paradoxalement moins présent, moins anxiogène que les autres rêves d’éléments.
J’ai rêvé ponctuellement d’incendies qui ravagent tout. Des rêves éprouvant émotionnellement, avec l’impression d’être ravagée de l’intérieur par une émotion brulante. Ce sont des rêves plutôt rares. Il y a l’aspect de détruire tout pour reconstruire, un rêve de phénix m’avait clairement donné la signification, mais souvent je ne vois que la destruction en rêve, et la désolation que ça accompagne.
Beaucoup plus fréquents, la mer qui menace de me noyer avec ma famille, jusque vers mes 18 ans, sans lien avec ce que je vivais en apparence, à des moments où c’étaient plutôt calme. La peur au réveil, très prégnante. Le lien aussi entre la mer et la mère, l’inconscient, la famille, la maison IV, le cancer. A l’époque je ne comprenais pas ces rêves, maintenant je crois que c’est l’inconscient qui poussait ce que je ne voulais pas voir, justement dans les moments où j’étais plus détendue.
Ensuite, l’eau douce est venue, plus terrestre, qui coule et déborde quand il y a une émotion que je ne veux pas affronter.
Les rêves d’eau se sont “taris” à mesure que j’en ai eu moins peur je crois, et que j’ai mieux accepté l’infini de mon inconscient, le fait de m’y perdre et que je ne maitrisais pas tout. Quand j’ai été plus sensible à ce qu’il avait à me dire, et à agir de manière parfois irrationnelle (conflit avec l’air et carré air-eau qui a fait que j’ai voulu tout rationnaliser pendant longtemps? l’eau a pu s’en rebeller à travers les rêves et s’exprimer de cette façon, me rappeler cette partie que je négligeais, de l’urgence de trouver un exutoire). Aussi je crois que les rêves ont cessé quand j’ai plus accepté de ressentir mes émotions avant qu’elles me submergent, et de me connecter consciemment à l’inconscient des autres (je peux ressentir ce que ressentent certaines personnes avec lesquelles je suis en lien), qui parfois m’envahissait sans que j’en ai conscience. Le fait d’en être plus consciente, de l’accepter a sans doute aplani une partie du conflit que je vivais, et a fait que les rêves n’ont plus eu “besoin” de me rappeler mon émotivité.
Pour les incendies, ce sont des rêves trop rares pour que j’aie pu faire un vrai travail dessus. Ils ont apporté leur part de mort et de renaissance à un moment où je suppose que j’en avais besoin.